L’histoire des danses swing

Lindy Hop

Le Lindy Hop s’est développé dans la communauté noire-américaine de Harlem dès 1900, dans des salles de bal renommées, telles le Cotton Club et le Savoy Ballroom.

Le « Lindy » est né d’un mélange de différentes danses à la mode à cette époque ( Charleston, Breakaway, Collegiate…) et de mouvements improvisés des danses africaines. Avec ses origines métissées, le Lindy associe (c’est une première!) danse en couple et séparée.

Le nom « Lindy Hop » est lié à la traversée de l’Atlantique, le « Big Hop » par Charles Lindberg, le 21 mai 1927. Cet événement mondial est largement fêté, notamment au Savoy. A cette occasion, l’un des meilleurs danseurs de l’époque, Georges « Shorty » Snowden, est interviewé afin de savoir ce qu’il danse. En hommage à « Lindy » (Charles Lindberg), il répondit : le Lindy Hop.

Le Lindy Hop était né et, avec lui, la popularisation du Swing.

Le Lindy fut popularisé à travers toute l’Amérique, noire et blanche, notamment grâce aux Whitey’s Lindy Hoppers, une troupe de danseurs professionnels, à laquelle appartenait Frankie Manning.

Le Lindy Hop arrive à Paris lors de l’été 1937, grâce au spectacle « The Cotton Club Revue », avec l’orchestre de Teddy Hill. Lindy et Swing se propagent sur le continent européen grâce à la popularité des Alliés américains, après la victoire de la Seconde Guerre Mondiale.

Le Lindy Hop continue d’évoluer depuis lors et se danse partout dans le monde. Liberté de mouvements, amusement et plaisir caractérisent le Lindy.

Le Lindy Hop est une danse ludique et festive. Le maître-mot d’une soirée Swing : s’amuser !

 

Charleston / Jazz Roots

Également appelé Jazz Roots, le Charleston a été créé aux États-Unis dans une ville de Caroline du Sud du même nom à la fin des années 1920. Il se danse aussi bien en couple qu’en solo.

Son style dynamique et spectaculaire lui donne un succès considérable à l’époque. On le connaît en France à travers la grande figure de Joséphine Baker, danseuse noire-américaine qui s’est produit sur les plus grandes scènes parisiennes de l’époque. C’est la danse des Années Folles.

Les cours de Jazz Roots comprennent également des danses de années swing, qualifiées aujourd’hui de chorégraphies, telles le Shim Sham, le Big Apple ou le Tranky Doo.
 

Blues

La danse blues est aussi ancienne que la musique du même nom. Si l’origine de celle-ci a bien du mal à trouver un lieu et une date, on s’accorde à la situer dans le delta du Mississipi à l’époque des plantations. Le blues, de tradition noire, s’est construit à partir de chants de travail. La danse a elle aussi éclos à cette époque, d’abord lancinante voire lascive, elle s’est nourrie, comme la musique, des différentes influences que le temps a su lui apporter.

Le blues est une danse de couple où le ressenti est l’élément le plus important. Il s’agit d’un moment de détente, de relâchement sur des musiques envoûtantes, puissantes et chargées qui transportent aussi bien l’âme que le corps dans un abandon plus ou moins marqué.

 

Balboa

La Balboa est une danse swing née dans les années 1920 sur la côte Ouest des États-Unis, plus précisément dans la péninsule de Balboa près de San Diego au dancing le « Rendez-vous ». Cette danse est issue du Charleston et a été conçue pour prendre moins d’espace sur les planchers de danse.

Ses jeux de jambes sont plus particulièrement adaptés aux tempos rapides.
Le Pur Balboa (Balboa d’origine), se danse uniquement en position fermée tandis que le Bal Swing (qui fut créé une dizaine d’années après dans le Comté d’Orange) autorise des positions ouvertes, de nos jours les deux ne font plus qu’un appelé Balboa. Les traits caractéristiques de cette danse sont une connexion danseur-danseuse par le buste et le bassin en position fermée, et un pas de base glissé proche du mouvement que l’on fait lorsqu’on cire le parquet. C’est une danse de contact où les sensations ressenties par les danseurs sont proches du Tango.

 

Claquettes

Grande sœur du Lindy Hop et du Charleston, les claquettes sont un style de danse né aux États-Unis au XIXe siècle.

Le son produit par les fers fixés sous les chaussures du danseur font de lui un percussionniste. Véritable instrumentiste, le claquettiste peut alors intervenir sur tout type de musique.